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NB Forestry

Pourquoi notre gestion des forêts de la Couronne est-elle aussi bizarre?

Mercredi dernier, j’étais invité à parler à l’Assemblée générale annuelle de la Fédération des propriétaires de lots boisés du Nouveau-Brunswick. Ils ont fait les manchettes dernièrement parce que la Commission de commercialisation des produits de la forêt du Sud-Est du Nouveau-Brunswick et la Coopérative forestière du Sud du Nouveau-Brunswick sont devant les tribunaux. Ils se défendent contre JD Irving Ltd et d’autres qui contestent la loi qui a créé la Commission de commercialisation. Cette commission a pour but de permettre aux associations de propriétaires de lots boisés de négocier et vendre les produits forestiers des propriétaires de leurs régions. Le gouvernement du Nouveau-Brunswick est demeuré muet depuis que cette cause est devant les tribunaux.

Il s’agit du plus récent développement dans une série de décisions bizarres prises par les gouvernements libéraux et conservateurs qui se sont succédé au Nouveau-Brunswick. Les propriétaires de lots boisés sont les principales victimes des décisions bizarres du gouvernement dans le dossier forestier. Ces propriétaires sont prises en otage entre les grands joueurs de l’industrie forestière et un gouvernement qui ne sait pas comment gérer les ressources de la forêt.

Si vous avez lu mon dernier commentaire au sujet de la gouvernance, vous savez que je remets en question les priorités stratégiques énumérées au début de chaque rapport soumis par les ministères au Comité des comptes publics. Le premier objectif de chaque rapport est « plus d’emplois ». Il est difficile de croire que c’est cet objectif qui explique comment le gouvernement a géré et continue de gérer nos forêts et les terres de la Couronne. Selon Statistiques Canada, le nombre d’emplois créé par l’industrie forestière dans les quinze dernières années est en déclin. Un sommet avait été atteint en 2004 avec près de 20 000 emplois, mais depuis ce temps nous en avons perdu plus de 30%, la plupart au sein de l’industrie des pâtes et papiers. Alors qu’est-ce qui explique cette fâcheuse tendance?

La réponse se retrouve dans le rapport du Groupe de travail sur les forêts privées que le gouvernement à lui-même mis en place. On peut lire dans ce rapport : « Au cours de la dernière décennie, l’innovation en matière de politique forestière a dépéri au Nouveau-Brunswick » et que « d’importantes dispositions de la Loi sur les terres et forêts de la Couronne (1982) et de la Loi sur les produits naturels (1999) ont été négligées ». De plus, « les dispositions concernant les ‘sources d’approvisionnement proportionnel’ n’ont pas été mises en œuvre de façon efficace et, malgré les pouvoirs que lui confère la loi, la Commission des produits forestiers du Nouveau-Brunswick n’arrive pas à ‘assurer que les prix sont équitables pour les produits forestiers de base acheté’. » Enfin, « les conflits entre les propriétaires de lots boisés privés, le gouvernement et certains éléments de l’industrie forestière demeurent non réglés ». Pourquoi ce problème n’est-il pas réglé cinq ans après la publication de ce rapport?

Un gouvernement néo-démocrate mettra en œuvre une nouvelle stratégie forestière. Nous voulons consulter tous les groupes et les personnes intéressées afin de développer un plan qui permette à une plus variété d’industries forestières d’avoir accès aux forêts de la Couronne, tout en favorisant des forêts plus matures, en mettant fin aux coupes à blanc qui détruisent l’écologie du sol et des forêts, et en interdisant l’épandage de glyphosate et d’autres produits qui nuisent à la santé des forêts et possiblement même à la santé humaine.

La vaste majorité des meilleurs pratiques forestière s’accordent avec l’idée qu’une forêt plus diversifiée est une forêt en meilleure santé et que la monoculture et les forêts moins diversifiée sont des moyens malsains de gérer nos terrains boisés. Alors pourquoi permettons-nous l’épandage de glyphosate et les coupes à blanc seulement pour replanter et cultiver une seule espèce ou quelques espèces?

L’industrie forestière du Nouveau-Brunswick crée moins d’emploi par acre de forêts que nos voisins du Québec, de l’Ontario et du Maine. Pourquoi? C’est simple : le Nouveau-Brunswick n’a jamais entamé le virage nécessaire pour ajouter une valeur aux produits forestiers ici-même dans la province. Un gouvernement néo-démocrate assurera une gestion des terres de la Couronne qui stimulera l’émergence d’une industrie forestière à valeur ajoutée, ce qui permettrait de créer des emplois pour plusieurs Néo-brunswickois et Néo-brunswickoises. Nous allons encourager l’innovation et la transformation de produits forestiers à valeur-ajoutée destinés aux marchés local et international.

Un gouvernement néo-démocrate révisera les pratiques exemplaires de l’industrie partout au monde afin de développer une approche faite sur mesure pour le Nouveau-Brunswick. Cette approche visera à assurer un accès équitable aux ressources forestière pour qu’il présente un avantage économique au plus grand nombre d’habitants, tout en étant responsable du point de vue environnemental et social. Nous reprendrons le contrôle de la gestion de nos forêts qui est actuellement entre les mains de grandes compagnies.

Les gens du Nouveau-Brunswick connaissent leurs forêts. Nous avons plusieurs bûcherons et artisans hautement qualifiés qui sont aujourd’hui sans emploi ou sous-employés. Permettons à leur créativité de rayonner et devenons un exemple de succès, l’exemple d’une province qui met à profit ses ressources afin de créer une variété d’emplois, tout en protégeant la beauté, la santé et la vitalité de nos forêts.

Peut-être alors pourrons-nous commencer à renverser la fâcheuse tendance qui afflige l’industrie forestière du Nouveau-Brunswick.

Jennifer McKenzie
Cheffe du Nouveau parti démocratique du Nouveau-Brunswick
Nov 2017

Une nouvelle approche aux soins à domicile

Le gouvernement de Brian Gallant a annoncé en grande pompe la construction de dix nouveaux foyers de soins et la création de mille nouveaux lits. C’est peut-être nécessaire, mais pourquoi prendre des mesures aussi importantes sans d’abord s’occuper des soins à domicile? La stratégie n’était-elle pas d’aider les aîné(e)s à rester chez soi d’abord?

Le NPD du Nouveau-Brunswick a annoncé un plan en six étapes pour appuyer les soins à domicile, un plan que nous mettrons en œuvre lorsque nous formerons le gouvernement :

Premièrement, en ce qui concerne le financement fédéral de 250 millions de dollars sur dix ans, nous allons investir tous les fonds destinés aux soins à domicile dans l’expansion du Programme extra-mural afin de fournir des soins médicaux et des services de soutien à domicile pour les aîné(e)s et les autres résidents qui en ont besoin. Cet investissement permettra à plus de patients de recevoir des soins de santé dans le confort de leur propre maison.

Deuxièmement, nous allons mettre fin à la privatisation dans notre système de soins de santé. Nous allons reprendre le contrôle d’Ambulance Nouveau-Brunswick, du Programme extra-mural et de Télé-soins pour qu’ils soient administrés à titre d’institutions publiques. Nous allons mettre fin à la sous-traitance des services offerts dans nos hôpitaux et cesser les pourparlers avec Sodexo.

Troisièmement, nous allons créer dès notre entrée au pouvoir une nouvelle agence gouvernementale, le Service des soins à domicile, qui sera responsable de fournir des services de soutien à domicile. Cette agence permettra aux ainé(e)s et à toutes les autres personnes qui ont besoin de soutien à domicile d’y avoir un accès raisonnable et abordable. Tous les préposés aux soins et les travailleurs de cette agence seront des employés du secteur public et recevront les salaires et les avantages sociaux du gouvernement. Dans la mesure du possible, nous ferons la transition vers cette nouvelle agence gouvernementale en y intégrant les services à but non-lucratifs existant et leurs employés.

Quatrièmement, nous allons élargir Télé-soins pour appuyer le Service des soins à domicile. Télé-soin pourra alors agir comme défenseur des patients et sera responsable de les aider à trouver leur chemin au sein du système complexe de soins santé et de services sociaux. Télé-soins pourra alors mieux guider les patients vers le soutien et les services dont ils ont besoin.

Cinquièmement, nous évaluer les meilleures options qui permettraient de créer une Agence publique de services communautaires afin de remplacer la multitude d’agences qui existe actuellement. Cette mesure permettra à la province d’être redevable, transparente et d’établir des normes uniformes. Cette agence permettra également aux travailleuses et aux travailleurs de cette industrie d’être à l’emploi du gouvernement et de gagner des salaires décents. Nous allons mettre en place une telle agence publique au cours de notre premier mandat comme gouvernement.

Enfin, dès que nous serons élus, nous allons appliquer la loi sur l’équité salariale dans l’ensemble de ce secteur important, en plus de l’augmentation annoncée du salaire minimum à 15$. Celles et ceux qui fournissent des soins à domiciles et des services communautaires pourrons enfin compter sur un salaire décent.

Le gouvernement actuel a confié la prestation des services communautaires et des services aux aîné(e)s à une multitude d’agences. Certaines de ces agences sont à but non-lucratif, d’autres à but lucratifs, mais elles opèrent toutes selon des normes inégales, avec des salaires inadéquats et sans avantages sociaux. Il n’est donc pas surprenant que cette industrie peine à retenir et à renouveler sa main-d’œuvre.

Ce n’est d’ailleurs pas surprenant que les femmes forment une large majorité dans ce secteur. C’est un contraste frappant à l’excellent service offert par le Programme extra-mural du gouvernement qui offrent des soins aux patients directement dans leur domicile. Jusqu’à tout récemment, le Programme extra-mural était géré par nos régies de santé, à titre d’institution publique, avec des employés syndiqués.

Il est bien connu que la solution pour réduire le nombre de visites à l’hôpital et le taux d’occupation des lits d’hôpitaux est un système de transition efficace et coordonné. Cette transition est particulièrement importante pour celles et ceux qui peuvent être indépendant, mais qui ont besoin de soins réguliers, comme les aîné(e)s et les personnes qui souffrent d’une incapacité. La continuité des soins exige des partenariats, de la communication et une supervision globale, mais tous ces éléments manquent à l’heure actuelle et la situation risque de s’aggraver avec le transfert de l’extra-mural à Médavie.

Le fond Elizabeth Weir

Elizabeth Weir, cheffe du Nouveau Parti démocratique du Nouveau-Brunswick pendant 17 ans, a été la première femme cheffe élue d’un parti politique au Nouveau-Brunswick et a siégé entre 1991 et 2005. Elle était une ardente défenseur des droits des femmes et un modèle pour les femmes en politique. Aujourd’hui encore, elle continue son travail en formant et assistant des femmes dans leurs rôles parlementaires à travers le monde.

Le fond Elizabeth Weir a été établi pour appuyer les candidates dans le NPD du Nouveau-Brunswick. En 2018, les premiers 5 000$ qui seront amassés en dons seront égalisés par une contribution du NPD du Nouveau-Brunswick. Les dons seront regroupés et distribués de façons équitables entre toutes les candidates.

Les dons à ce fond peuvent être fait par des individus au Canada (jusqu’à un maximum de 3000$) et seront éligibles pour un retour d’impôt de la part du gouvernement provincial du Nouveau-Brunswick. Les dons peuvent être fait en ligne sur le site web du parti ou encore par chèque, au nom du « NB NDP », avec Elizabeth Weir Fund dans le memo, ou sur la fiche de don.





NPD du N-B. – Spécialiste en communications

NPD du N-B. –  Spécialiste en communications

Le Nouveau Parti démocratique du Nouveau-Brunswick est à la recherche de candidats ou de candidates pour le poste de spécialiste en communications.

Le ou la spécialiste en communications relève du directeur exécutif et est responsable de l’élaboration et de la mise en œuvre du plan de communication du NPDNB.

La personne choisie possédera les compétences pertinentes et une expérience de tous les aspects des communications, y compris les communications écrites, les relations avec les médias, la publicité et l’élaboration de profils et de contenu pour les médias sociaux.

Le candidate et la candidate sera titulaire d’un diplôme postsecondaire en communications ou en journalisme ou aura une expérience équivalente. La capacité de communiquer en anglais et en français est requise. Salaire proportionnel à l’expérience.

Les demandes devront être accompagnées d’un curriculum vitae et soumises au NPDNB à info@nbndp.ca, avant 16 h 30 le vendredi 2 mars 2018. Toutes les demandes seront traitées de façon confidentielle.

Jennifer McKenzie, cheffe du NPDNB, est investie candidate dans Saint John Harbour

Communiqué de presse  

Pour diffusion immédiate  

31 janvier 2018

 

Jennifer McKenzie, cheffe du NPDNB, est investie candidate dans Saint John Harbour

 

Saint John – Jennifer McKenzie, cheffe du NPD du Nouveau-Brunswick a été acclamée comme candidate du NPD pour les prochaines élections dans la circonscription provinciale de Saint John Harbour lors d’une réunion de l’association de circonscripton qui a eu lieu ce soir à Saint John.

Dans son discours, madame McKenzie a déclaré “J’accepte la nomination des néo-démocrates de Saint John Harbour et je m’engage à travailler aussi fort que possible pour gagner la confiance des électeurs de la circonscription. Avec votre aide, nous contacterons tout le monde dans Saint John Harbour et expliquerons comment l’envoi d’une députée néo-démocrate à l’Assemblée législative fera une différence dans leur vie.”

Un enjeu clé de son allocution était l’exode des jeunes hors de la province.

“Les préoccupations soulevées le plus souvent partout dans la province sont que nos jeunes partent. Les jeunes hommes et femmes qui vivent ici, dans la circonscription, me disent qu’ils veulent rester à Saint John et y faire leur vie.”

“Pour que les jeunes restent ici, nous devons mettre fin au travail précaire qui oblige les jeunes et beaucoup d’autres à occuper deux ou trois emplois à la fois pour pouvoir se loger et avoir de la nourriture sur la table. Les avantages sociaux doivent être la norme et non l’exception. Pourquoi travailler à 11 $ de l’heure ici, alors qu’ils peuvent déménager ailleurs et trouver un emploi à temps plein? C’est pourquoi je me battrai pour un salaire minimum à 15 $ de l’heure.”

Elle a également parlé de faire davantage entendre les voix des femmes.

“Une autre préoccupation est que les voix des femmes ne sont pas entendues et respectées. Nous devons en faire une priorité dans nos discussions politiques et aborder les enjeux qui les touchent directement tels que la sécurité face à la violence, l’accès aux médecins et aux cliniques, des garderies accessibles et universelles afin que les femmes célibataires, ainsi que tous les hommes et femmes, puissent participer à l’économie.”

Contact:

David Brown

Directeur exécutif

NPDNB

info@nbndp.ca  or david.brownconsult@bellaliant.net

506 651-8203

 

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