« Le ministre Higgs a tort : Les citoyens devraient exiger davantage de leur gouvernement, » affirme le chef des néo-démocrates du Nouveau-Brunswick, Dominic Cardy

FREDERICTON – La dispute publique cette semaine entre le Premier ministre et son ministre des Finances à propos de promesses électorales, démontre la confusion qui existe au sein du gouvernement Alward. 

Le ministre des Finances Blaine Higgs a soutenu que les promesses électorales, tel que l’engagement à geler les évaluations foncières pour les personnes aînées qui « coûterait à la province, 173 $ millions dans dix ans, » n’étaient pas réalistes. Le premier ministre Alward avait pourtant fait savoir que l’ensemble du programme électoral conservateur, incluant les 80 engagements de dépenses, coûterait un peu plus de 140 $ millions. 

Le premier ministre Alward et le ministre Higgs ont tous deux prétendus que leur programme électoral était entièrement chiffré, mais il n’en est rien : vers la fin de la campagne, M. Alward a refusé de chiffrer plus d’une poignée de ses engagements de dépenses. C’est le critique des finances néo-démocrate, le professeur Tony Myatt, qui s’est chargé de chiffrer la plateforme d’Alward à plus d’un milliard de dollars.

« Le ministre Higgs n’est pas un héro d’avoir admis que son gouvernement a floué les électeurs et les électrices en 2010. Il avait pourtant le choix entre poser un geste honorable et refuser de présenter une plateforme qu’il savait dommageable pour l’économie si elle était mise en œuvre, ou nuire à la démocratie lorsque qu’il est devenu évident que les conservateurs utilisaient des tactiques déloyales dans le but d’être élus, » affirme le chef des néo-démocrates, Dominic Cardy. « Au lieu, le ministre Higgs dit aux électeurs et aux électrices qu’ils devraient exiger moins de leur gouvernement, tandis qu’il distribue des centaines de milliers de dollars pour des aquariums et des arénas dans des circonscriptions conservatrices. 

«Les néo-démocrates ont présenté une plateforme claire et juste en 2010. Les conservateurs, incluant messieurs Alward et Higgs avaient le choix. Ils auraient pu être honnêtes et permettre aux électeurs et aux électrices de faire un choix éclairé. Ils ont pris la mauvaise décision et maintenant le ministre Higgs blâme la démocratie au lieu d’admettre que son parti a menti, » ajoute Cardy. 

« M. Higgs, le problème n’est pas la démocratie, mais bien des politiciens qui comme vous posent de mauvais gestes pour leur avancement personnel, » souligne Cardy, qui fait remarquer qu’il ne s’agit pas d’un problème exclusif aux conservateurs. 

« Si la plateforme conservatrice de 2010 relevait de la fiction, celle des libéraux relevait de la science fiction. Le message des néo-démocrates est bien simple : cessez de mentir à la population ! Ce n’est pas sorcier. Agissez de façon respectable, dites la vérité et faites confiance aux gens. » de conclure Cardy.

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