Les Néo-Démocrates présenteraient une loi sur l’équité salariale

Sans les néo-démocrates à l’Assemblée législative, le dossier de l’équité salariale stagne

BATHURST – Avec une représentation à l’Assemblée législative, les néo-démocrates présenteront une législation sur l’équité salariale, et ils feront tout en leur pouvoir pour que celle-ci soit adoptée, a dit aujourd’hui le chef du NPD, Roger Duguay.

« Le dossier de l’équité salariale au Nouveau-Brunswick stagne depuis les cinq dernières années, depuis qu’il n’y a pas de néo-démocrate à l’Assemblée législative pour faire des pressions en ce sens », a fait remarquer M. Duguay qui s’est arrêté à Bathurst dans le cadre de sa campagne électorale.

Les mesures volontaires préconisées et mises en œuvre par les conservateurs et les libéraux n’ont pas réussi à diminuer l’écart de salaires entre les hommes et les femmes. Les femmes continuent en général à être sous-payées comparativement aux hommes qui font un travail de valeur égale.

En s’inspirant de ce qui a été fait avec succès au Québec, le NPD présentera un projet de loi sur l’équité salariale. La Loi sur l’équité salariale du NPD exigerait des employeurs qui ont dix employés ou plus de mettre en œuvre un plan d’équité salariale dans un intervalle de quatre ans. Les employeurs n’auraient pas le droit de diminuer les salaires afin d’atteindre l’équité salariale. Tout comme au Québec, l’application de la loi serait surveillée par une commission qui aurait aussi comme mandat d’aider les petites entreprises à se conformer à la loi et de réduire ainsi le fardeau qui leur est imposé par la loi.

La Commission d’équité salariale n’engagerait aucun coût. Le programme volontaire mais inefficace d’équité salariale qui existe actuellement serait remplacé, et son budget serait réaffecté pour couvrir les coûts administratifs de la nouvelle commission. Éventuellement, la Loi sur l’équité salariale mènerait à une modeste augmentation des recettes fiscales du gouvernement grâce à l’impôt perçu sur le revenu au fur et à mesure que les augmentations de salaires entreraient en vigueur.

L’effet d’une loi sur l’équité salariale est minime sur les employeurs, mais elle entraîne des avantages considérables pour les employées qui sont sous-payées. Une évaluation de la loi québécoise sur l’équité salariale dix années après son entrée en vigueur a déterminé que 28 % des employées dans des emplois majoritairement féminins ont reçu, comme suite à la promulgation de la loi, des augmentations moyennes de l’ordre de 6,5 %. Pour les employeurs, cela représente une augmentation moyenne très raisonnable de 1,5 % de leur masse salariale.

« Les néo-démocrates sont déterminés à bâtir une province plus riche et plus équitable pour les familles de la classe moyenne du Nouveau-Brunswick et une loi sur l’équité salariale comme celle du Québec constituerait un grand pas dans cette direction », a conclu M. Duguay.