dominic

Dominic Cardy

Fredericton - Ouest-Hanwell

Vous êtes sans doute curieux de savoir qui dirige les néo-démocrates du Nouveau-Brunswick. Je vais partager avec vous quelques récits qui vous permettront de comprendre qui je suis et pourquoi je fais ce travail.

Tout comme vous, se sont souvent les mauvaises expériences qui ont enrichies le plus ma vie. Et si je peux me permettre un peu de poésie… l’ombre de mon passé allume la lumière de mon avenir. Je préfère la façon simple de dire les choses : Lorsque je vois des injustices, un déclic se produit dans ma tête qui me pousse à réagir pour renverser ces injustices.

Une journée, alors que je fréquentais l’école intermédiaire George Street à Fredericton et que l’école venait tout juste de finir, un de mes amis, Jamie, entouré de camarades, se frottait la tête. J’étais de l’autre côté de la cour de récréation mais je pouvais voir que quelque chose n’allait pas.

« Jamie, que s’est-il passé ? »

Jamie s’est retourné vers moi et m’a dit : « Mon professeur m’a poussé tête première dans le mur assez fort que ma tête y a laissé une trace. »

Peut-être avez-vous déjà été victime d’intimidation. Peut-être avez-vous eu un.e ami.e qui a été victime d’intimidation. Si oui, vous connaissez trop bien le sentiment de colère que j’ai ressenti à ce moment là.

Même si je n’avais à l’époque que 14 ans, cela ne m’a pas empêché de m’attaquer à un adversaire beaucoup plus puissant que moi. Le lendemain, je me suis rendu dans la salle du personnel. Lentement, j’ai glissé mon doigt autour de la trace dans le mur et j’ai pu imaginer la douleur que mon ami avait ressentie. La trace était exactement là où mon ami m’avait dit que l’incident s’était produit.

J’ai levé les yeux et j’ai vu le coupable. Il m’a dévisagé de haut. La faiblesse a fait place à la colère – je me suis redressé, bien droit avant de lancer : « Ce que vous avez fait à Jamie n’était pas bien ! »

Le coin de sa bouche a bougé, puis il s’est mis à rire.

« Dominic, il ne s’est rien passé. »

Il a souri à nouveau et a ajouté : « De toute façon, personne ne te croirait si tu avançais de tel propos. »

Jamie n’avait pas d’adultes dans sa vie pour le défendre, et cette personne savait qu’il pouvait abusé de Jamie sans conséquences. J’étais un enfant de bonne famille, issu de la classe moyenne et il savait qu’il ne s’en tirerait pas aussi facilement s’il me bousculait ou s’il me frappait.

Découragé par le sentiment de défaite, je suis retourné en classe. Cependant, ce jour là, une étincelle s’est allumée dans ma tête. De la noirceur de l’abus affligé à mon ami s’est installé une forte volonté d’aider les autres.

Ce jour là, j’ai aussi appris une leçon.

Il y a une différence entre le gain du pouvoir pour gouverner de façon juste et gouverner pour s’approprier une bonne partie du pouvoir. Les gens bien doivent eux aussi détenir le pouvoir et l’enlever des mains des gens qui l’utilise comme une arme.

C’est ce jour là qui m’a mené où je suis aujourd’hui, à la direction des néo-démocrates, pour travailler à améliorer le Nouveau-Brunswick. Si je veux devenir premier ministre c’est que je veux que cessent les abus de pouvoir et faire ce qui est bon pour la majorité et non seulement pour quelques privilégiés.

Peut-être vous demandez-vous pourquoi quelqu’un qui aspire à devenir premier ministre se joint aux néo-démocrates ! Après tout, nous n’avons jamais gagné une élection au Nouveau-Brunswick. Peut-être avez-vous des amis qui disent : « Quelqu’un qui considère sérieusement devenir premier ministre ne se présente pour le parti néo-démocrate. »

Je suis néo-démocrate parce que je crois que les deux partis traditionnels au Nouveau-Brunswick, les libéraux et les conservateurs, sont incapables d’apporter les changements nécessaires au Nouveau-Brunswick. Sous la direction de ces deux vieux partis, notre économie a pris du retard en comparaison avec le reste du Canada. Nos sérieux problèmes, comme la pauvreté et l’analphabétisme, ne font que s’aggraver.

Vous savez ce qu’ils ont fait. Des salaires et des pensions de députés ridiculement élevés. Du favoritisme vis à vis les amis du parti au pouvoir. L’argent de nos impôts donné en subventions aux entreprises qui sont bien branchés alors que nos services essentiels, comme les soins de santé, sont sous-financés.

En semant le favoritisme, ils ont récolté la misère.

Oui, les deux partis traditionnels sont restés inactifs lorsque leurs politiques ont fait en sorte que les Néo-Brunswickois ont échangé leur liberté financière pour les profondeurs de l’endettement. Les choses se sont aggravées pour les gens comme vous et moi tandis que les libéraux et les conservateurs sont assis confortablement au sommet, tendant la main à leurs amis pour qu’ils viennent les rejoindre.

Il y a très longtemps que je vois l’injustice et ce désir de la combattre m’habite depuis ce temps.

Je travaillais à l’étranger. Ainsi qu’Elizabeth Weir, ex-chef des néo-démocrates du Nouveau-Brunswick. Elizabeth a vu la tristesse dans mes yeux lorsque je lui ai parlé de ma province d’origine. Je lui ai raconté que j’avais surveillé des pays d’Asie nouvellement démocratisé qui amélioraient leur sort de mois en mois. Ensuite lorsque je revenais au Nouveau-Brunswick en visite, je voyais une province décliner lentement, à l’écart des changements positifs qui avaient lieu partout dans le monde.

J’ai dit à Elizabeth comment j’avais aidé à apporter des changements dans certains pays, comment j’avais réussi à donner une voix à des gens bâillonnés par l’abus du pouvoir. Je lui racontais comment le Nouveau-Brunswick pouvait être meilleur. Comment les gens du Nouveau-Brunswick pouvaient s’allier pour que ceux au sommet, qui tendaient la main à leurs amis pour qu’ils viennent les rejoindre, puissent redescendre sur terre. Je lui disais comment nous pourrions jaillir des profondeurs de l’endettement et retrouver notre liberté financière.

Elizabeth m’écoutait, et me parlait, et elle m’a convaincu qu’il était possible pour moi d’aider à bâtir un meilleur Nouveau-Brunswick en rentrant à la maison.

Ce ne fut pas facile, et j’ai mis du temps avant de revenir. En 2010, j’avais épargné assez d’argent pour que mon rêve devienne réalité. Je pouvais subvenir à mes besoins tout en aidant à temps complet, bénévolement, à changer les choses ici à la maison ! J’ai pris un vol de l’Asie au Nouveau-Brunswick le cœur joyeux. Quelques jours après mon arrivée, je travaillais déjà à temps complet bénévolement pour les néo-démocrates à la campagne électorale provinciale de 2010. Ma ravissante conjointe Margot, originaire d’Ottawa, est venu me rejoindre et nous sommes ici depuis. Il fait bon d’être à la maison !

Maintenant je suis le chef d’une incroyable équipe de néo-démocrates. Nous sommes déterminés à offrir un meilleur choix en 2014 parce que nous ne voulons plus des vieilles tactiques réchauffées des libéraux et des conservateurs.

Nous allons changer ensemble la façon de faire de la politique au Nouveau-Brunswick. Nous allons remplacer le copinage et le gaspillage des libéraux et des conservateurs. Nous allons apporter un gouvernement néo-démocrate honnête qui se soucie des gens, qui renforce l’économie et qui tient ses promesses.

Nous allons écrire ensemble un chapitre de l’histoire du Nouveau-Brunswick.

Et vous pouvez faire partie de tout cela.